BLOGLes méthodes pédagogiques – La pédagogie directive

LES MÉTHODES PÉDAGOGIQUES

La pédagogie directive

Malgré moi, je me surprends à être « très directif » lors de mes cours collectifs où mes élèves sont nombreux ou lorsque les chevaux sont « chauds », ou qu’il y a de l’électricité dans l’air…

Je pense également que cette pédagogie peut-être plus « facilitante » pour le cavalier et le coach, afin d’orienter le couple dans le sens que l’on souhaite.

Elle comporte l’avantage que les cavaliers exécutent l’exercice donné et peuvent se rassurer par le « guidage » de l’enseignant.

De plus, selon la personnalité du cavalier, la pédagogie directive peut-être très rassurante également.

En concours, un coach se doit d’être sûr de lui et de ne pas avoir de doute sur l’endroit où passer, quel virage faire, le bon nombre de foulées…

© Natacha Esquerre

En revanche, cette dernière comporte l’inconvénient quand elle est utilisée à excès, de donner aux cavaliers une forment de « dépendance » des conseils du coach. Ils ne sont plus capables d’utiliser leur ressenti, d’écouter et de sentir leurs chevaux en fonction de leurs propres exercices qu’ils ont décidés eux-mêmes.

Et ce, même avec des petits niveaux, des cavaliers galop 3 peuvent ressentir beaucoup de sensation bonnes ou mauvaises, à nous enseignants de leur développer et de « les ouvrir » au sensoriel, véritable objectif de l’Équitation et de l’enseignement.

À excès, la pédagogie directive peut se transformer en « pédagogie de l’écrasement », ou « du gourou » ; « tu ne sais pas, tu es nul(le) ; donc JE sais, et TU as besoin de MOI ».

Pour finir, je crois que la pédagogie directive est indispensable pour les enseignants, mais ne doit qu’être un passage transitoire dans le cours, dans le coaching, dans la vie de cavalier.